Rapporté au parc réel, l'ordre de grandeur est le suivant : 31 418 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 53 % du parc, environ 25 965 logements occupés par leur propriétaire, un bassin de travaux structuré autour de Métropole du Grand Paris. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Boulogne-Billancourt, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 105 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 14 400 kWh par an, soit près de 1 550 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Situer le projet dans son département : à Boulogne-Billancourt, en Hauts-de-Seine, les mêmes barèmes nationaux s'appliquent, mais les prix d'entreprise et les délais varient d'un bassin à l'autre. Consulter trois devis sur la remise à niveau d'un logement mis en location dans ce périmètre reste la seule façon d'objectiver le coût.
Avant de choisir, regarder ce qui chauffe déjà : à Boulogne-Billancourt, le gaz couvre 51 % du parc, le fioul 2 %, l'électricité 29 %. La remise à niveau d'un logement mis en location s'apprécie à l'aune de cette énergie de départ, seule référence pour estimer l'économie réellement obtenue.
Combien d'occupants, quels besoins : avec 2.01 personne(s) par résidence principale à Boulogne-Billancourt, les besoins d'eau chaude et de renouvellement d'air se déduisent directement. C'est sur cette base, et sur 105 m², que la remise à niveau d'un logement mis en location doit être dimensionné.
Ce que vérifie l'instructeur avant de payer à Boulogne-Billancourt : que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé figure au devis, que un opérateur agréé par l'Anah soit qualifié RGE à la date de signature, et que le constat de décence après travaux soit joint. À la clé, un solde pouvant atteindre 32 000 €.
Sur la facture, ce poste vaut 1 125 € à 1 687 € par an à Boulogne-Billancourt : la remise à niveau d'un logement mis en location couvre 40 à 60 % des consommations, soit 15 709 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H1a.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Boulogne-Billancourt, sur une base de 105 m² en zone H1a, la remise à niveau d'un logement mis en location représente de l'ordre de 6 847 logement du parc locatif. Multiplié par un prix unitaire de 22 000 à 45 000 €, on obtient une fourchette de 150 634 000 € à 308 115 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Un même ouvrage ne se pose pas au même coût selon la densité : à Boulogne-Billancourt compte 119 019 habitants et 59 280 logements principaux. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, prévoyez au devis l'autorisation de voirie, l'emprise de stationnement et le stockage des matériaux.