Ce que ces chiffres disent du potentiel : environ 2 447 logements occupés par leur propriétaire, un bassin de travaux structuré autour de Nantes Métropole, de l'ordre de 2 749 maisons individuelles. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Bouaye, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Reste la question du taux applicable : pour « rénover une maison ancienne à Bouaye », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Dans l'ordonnancement du chantier à Bouaye, la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 mobilise un artisan formé aux enduits chaux-chanvre pendant dix à seize semaines. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
Énergie de chauffage en place : 58 % du parc reste au gaz ou au fioul à Bouaye, soit près de 2 040 logements. Ce point de départ conditionne l'ampleur du gain obtenu par la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, un logement déjà chauffé à l'électricité renouvelable ne dégageant pas la même marge de progression.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H2b applicable à Bouaye correspond à une base de 225 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 360 DPE pour 1 000 résidences principales à Bouaye (1 262 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un artisan formé aux enduits chaux-chanvre et donc la date de démarrage possible pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948.
Mix de chauffage à Bouaye : 39 % d'électricité, 57 % de gaz, 2 % de fioul, 3 % de bois et 0 % de réseau de chaleur. Ce partage détermine l'intérêt réel de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 : un logement raccordé à un réseau vertueux n'appelle pas le même bouquet qu'un logement au fioul.
La part de propriétaires occupants — 70 % à Bouaye — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, soit environ 2 447 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Bouaye. Le bâti ancien pesant environ 23 595 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.