Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Borgo, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 320 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Ce que ces chiffres disent du potentiel : 311 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 7 % du parc, un bassin de travaux structuré autour de CC de Marana-Golo, de l'ordre de 2 493 maisons individuelles. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Borgo, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Structure du parc de Borgo : 59 % de maisons individuelles, soit environ 2 493 logements sur 4 255 résidences principales. C'est cette proportion qui détermine, pour l'isolation du plancher bas, le poids réel de la hauteur libre disponible en cave ou vide sanitaire dans les projets déposés.
Dans l'ordonnancement du chantier à Borgo, l'isolation du plancher bas mobilise un isolateur intervenant en sous-sol pendant deux à quatre jours. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Borgo, en zone H3, la base conventionnelle retenue est de 195 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de l'isolation du plancher bas et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Mix de chauffage à Borgo : 86 % d'électricité, 7 % de gaz, 0 % de fioul, 5 % de bois et 0 % de réseau de chaleur. Ce partage détermine l'intérêt réel de l'isolation du plancher bas : un logement raccordé à un réseau vertueux n'appelle pas le même bouquet qu'un logement au fioul.
La part de propriétaires occupants — 59 % à Borgo — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur l'isolation du plancher bas, soit environ 2 523 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Borgo. Le plancher bas pesant environ 2 900 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Ce que vérifie l'instructeur avant de payer à Borgo : que R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé figure au devis, que un isolateur intervenant en sous-sol soit qualifié RGE à la date de signature, et que le contrôle de continuité en périphérie soit joint. À la clé, un solde pouvant atteindre 32 000 €.