Le gisement local se lit dans les mêmes données : 697 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, 8 353 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 55 % du parc, un bassin de travaux structuré autour de CA du Pays Basque. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Biarritz, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Nous raisonnons à Biarritz sur un logement de 100 m², en zone H2c : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 12 400 kWh par an, soit près de 1 330 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Combien de logement classé F ou G exactement ? À Biarritz, le logement de référence de 100 m² situé en zone H2c en compte environ 118 pour la sortie d'une étiquette F ou G. La dépense attendue s'établit dès lors entre 3 304 000 € et 6 490 000 € TTC (28 000–55 000 € l'unité), pour une assiette éligible plafonnée à 40 000 € HT.
La part de propriétaires occupants — 55 % à Biarritz — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la sortie d'une étiquette F ou G, soit environ 8 353 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Quatre barèmes, quatre plans de financement à Biarritz : 32 000 € (bleu), 24 000 € (jaune), 18 000 € (violet) et 4 000 € (rose) sur 40 000 € HT. Le chiffrage de la sortie d'une étiquette F ou G ne prend son sens qu'une fois cette catégorie déterminée.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 1.74 personne(s) par logement en moyenne à Biarritz, ce qui fixe la base de calcul à 100 m². La sortie d'une étiquette F ou G se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la sortie d'une étiquette F ou G traite 45 à 65 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Biarritz, en zone H2c, cela ramène 10 145 à 14 655 kWh par an, valorisés 1 090 € à 1 574 € au tarif conventionnel 2026.
Dans l'ordonnancement du chantier à Biarritz, la sortie d'une étiquette F ou G mobilise un accompagnateur agréé et un groupement RGE pendant quatre à huit mois, audit compris. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H2c applicable à Biarritz correspond à une base de 225 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la sortie d'une étiquette F ou G rentabilise vite son surcoût, à performance identique.