Rapporté au parc réel, l'ordre de grandeur est le suivant : 1 149 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 39 % du parc, environ 1 960 logements occupés par leur propriétaire, un bassin de travaux structuré autour de CC Baugeois Vallée. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Beaufort-en-Anjou, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Nous raisonnons à Beaufort-en-Anjou sur un logement de 110 m², en zone H2b : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 13 600 kWh par an, soit près de 1 460 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Trésorerie du projet à Beaufort-en-Anjou : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 460 € d'économie annuelle auxquels le bâti ancien participe.
L'écart entre profils est considérable à Beaufort-en-Anjou : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Le relais de proximité compte autant que le barème national : à Beaufort-en-Anjou est rattachée à CC Baugeois Vallée. Les conseillers France Rénov' de ce périmètre valident la cohérence du projet de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 et signalent les dispositifs locaux cumulables.
Sur le cas type retenu à Beaufort-en-Anjou — 110 m² en zone H2b — la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 porte sur environ 121 m² de mur en pierre ou pan de bois. Au prix de marché observé, 130 à 260 € par m² de mur en pierre ou pan de bois, le poste ressort entre 15 730 € et 31 460 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
L'écueil le plus coûteux reste un isolant étanche à la vapeur posé sur un mur qui doit sécher. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 2 360 € à 4 719 € sur le chiffrage retenu à Beaufort-en-Anjou — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Statut d'occupation à Beaufort-en-Anjou : 1 960 logements occupés par leur propriétaire, soit 67 % du parc. La décision d'engager la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 1 295 DPE publiés par l'ADEME à Beaufort-en-Anjou, soit 444 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un artisan formé aux enduits chaux-chanvre, dont l'intervention sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 dure dix à seize semaines.