Le solde après aides s'étale : sur le cas type à Beauchamp, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 770 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 120 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 16 500 kWh par an, soit près de 1 770 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Ne signez rien avant l'accord : sur une installation photovoltaïque en autoconsommation à Beauchamp, l'antériorité du dossier est une condition d'éligibilité, pas une formalité. L'enjeu se chiffre à 32 000 € pour un profil très modeste et 18 000 € pour un profil intermédiaire.
Avant de choisir, regarder ce qui chauffe déjà : à Beauchamp, le gaz couvre 65 % du parc, le fioul 3 %, l'électricité 30 %. Une installation photovoltaïque en autoconsommation s'apprécie à l'aune de cette énergie de départ, seule référence pour estimer l'économie réellement obtenue.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Beauchamp, la part de maisons atteint 61 % du parc (2 280 logements). Pour une installation photovoltaïque en autoconsommation, cela signifie que l'orientation de la toiture et les masques proches conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Beauchamp, le photovoltaïque en absorbe environ 17 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 3 038 € à 5 400 € selon la catégorie de ressources.
Trois pièces décident du versement à Beauchamp : le devis portant un taux d'autoconsommation supérieur à 60 %, l'attestation RGE de un installateur RGE QualiPV et l'attestation Consuel et la convention d'autoconsommation. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
L'écueil le plus coûteux reste une puissance calée sur la surface disponible plutôt que sur la courbe de charge. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 675 € à 1 350 € sur le chiffrage retenu à Beauchamp — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Côté performance, une installation photovoltaïque en autoconsommation pèse pour 10 à 20 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Beauchamp en zone H1a, cela représente entre 3 000 et 6 000 kWh évités par an, soit 322 € à 644 € de facture en moins au tarif de référence 2026.