Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 110 m², en zone H2a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 13 600 kWh par an, soit près de 1 460 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
La typologie dominante du parc détermine la part de logements disposant d'une toiture exploitable en propre à Bannalec. On relève 78 % de propriétaires occupants, environ 1 067 logements chauffés au gaz ou au fioul, 787 diagnostics publiés par l'ADEME, en zone climatique H2a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Bannalec est crédible.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Bannalec. Le photovoltaïque pesant environ 6 750 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Point de vigilance financier à Bannalec : une puissance calée sur la surface disponible plutôt que sur la courbe de charge. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 675 € à 1 350 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 1 067 logements à Bannalec sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 41 % du parc. Pour une installation photovoltaïque en autoconsommation, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
Calendrier administratif à Bannalec : dépôt du dossier, accord préalable, puis travaux — jamais l'inverse. Engager une installation photovoltaïque en autoconsommation avant l'accord fait perdre l'intégralité de l'aide, soit jusqu'à 32 000 €, sans recours possible.
Guichet compétent : CA Quimperlé Communauté, dont dépend le territoire à Bannalec. C'est à ce niveau que se vérifient les compléments locaux mobilisables sur une installation photovoltaïque en autoconsommation — ils ne remplacent pas MaPrimeRénov' mais réduisent le solde à financer.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 2.19 personne(s) par logement en moyenne à Bannalec, ce qui fixe la base de calcul à 110 m². Une installation photovoltaïque en autoconsommation se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H2a applicable à Bannalec correspond à une base de 225 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus une installation photovoltaïque en autoconsommation rentabilise vite son surcoût, à performance identique.