Sur ce territoire, le poids du logement collectif et des façades contraintes détermine la part de projets orientés vers l'intérieur. On relève un rattachement intercommunal à CA de l'Albigeois (C2A), 335 diagnostics publiés par l'ADEME, 73 % de propriétaires occupants, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Arthès est crédible.
Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à Arthès, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 400 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Arthès, sur une base de 105 m² en zone H2c, l'isolation par l'intérieur représente de l'ordre de 100 m² de mur intérieur. Multiplié par un prix unitaire de 70 à 130 €, on obtient une fourchette de 7 000 € à 13 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Combien d'occupants, quels besoins : avec 2.12 personne(s) par résidence principale à Arthès, les besoins d'eau chaude et de renouvellement d'air se déduisent directement. C'est sur cette base, et sur 105 m², que l'isolation par l'intérieur doit être dimensionné.
Le palier de classes se calcule avant de signer : à Arthès, l'assiette double presque entre le scénario à deux classes (30 000 € HT) et celui à trois (40 000 € HT). Sur un poste de 10 000 € comme l'ITI, cet écart justifie souvent d'ajouter un lot plutôt que de s'arrêter au minimum.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Arthès, l'ITI en absorbe environ 25 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 4 500 € à 8 000 € selon la catégorie de ressources.
L'écueil le plus coûteux reste le pare-vapeur percé par les boîtiers électriques. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 1 000 € à 2 000 € sur le chiffrage retenu à Arthès — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, l'isolation par l'intérieur à Arthès suppose R ≥ 3,7 m².K/W avec pare-vapeur continu maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 10 000 € revient à 500 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 280 DPE pour 1 000 résidences principales à Arthès (335 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un plaquiste RGE et donc la date de démarrage possible pour l'isolation par l'intérieur.