Reste le financement du solde : sur le cas type à Apt, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 210 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Nous raisonnons à Apt sur un logement de 105 m², en zone H3 : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 11 300 kWh par an, soit près de 1 210 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Amortissement à Apt : le poste de 6 750 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 338 € par an. Encore faut-il que un taux d'autoconsommation supérieur à 60 % reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Une moyenne de 1.98 personne(s) par logement à Apt : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de une installation photovoltaïque en autoconsommation avec le reste du bouquet.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : une installation photovoltaïque en autoconsommation traite 10 à 20 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Apt, en zone H3, cela ramène 2 055 à 4 109 kWh par an, valorisés 221 € à 441 € au tarif conventionnel 2026.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Apt. Le photovoltaïque pesant environ 6 750 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 4 808 DPE publiés par l'ADEME à Apt, soit 939 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un installateur RGE QualiPV, dont l'intervention sur une installation photovoltaïque en autoconsommation dure deux à trois jours.
Qui décide, et donc qui finance : 48 % de propriétaires occupants à Apt, soit environ 2 459 logements. Pour une installation photovoltaïque en autoconsommation, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Apt, en zone H3, la base conventionnelle retenue est de 195 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de une installation photovoltaïque en autoconsommation et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.