La part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné à Yonval. On relève 243 habitants, 100 résidences principales recensées, un rattachement intercommunal à CA de la Baie de Somme, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Yonval est crédible.
Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à Yonval, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 700 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Calendrier administratif à Yonval : dépôt du dossier, accord préalable, puis travaux — jamais l'inverse. Engager la remise à niveau d'un logement mis en location avant l'accord fait perdre l'intégralité de l'aide, soit jusqu'à 32 000 €, sans recours possible.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 1 574 500 € pour la remise à niveau d'un logement mis en location à Yonval, soit 78 725 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
Guichet compétent : CA de la Baie de Somme, dont dépend le territoire à Yonval. C'est à ce niveau que se vérifient les compléments locaux mobilisables sur la remise à niveau d'un logement mis en location — ils ne remplacent pas MaPrimeRénov' mais réduisent le solde à financer.
La part de propriétaires occupants — 88 % à Yonval — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la remise à niveau d'un logement mis en location, soit environ 88 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Trésorerie du projet à Yonval : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 700 € d'économie annuelle auxquels le logement loué participe.
Le choix du scénario change l'assiette : à Yonval, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le logement loué chiffré autour de 1 574 500 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
L'écueil le plus coûteux reste un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 157 450 € à 314 900 € sur le chiffrage retenu à Yonval — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.