Reste le financement du solde : sur le cas type à Yerville, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Reste la question du taux applicable : pour « isolation par l'extérieur à Yerville », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Exigence opposable à Yerville : R ≥ 3,7 m².K/W sur mur. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de l'isolation thermique par l'extérieur qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
Guichet compétent : CC Plateau de Caux, dont dépend le territoire à Yerville. C'est à ce niveau que se vérifient les compléments locaux mobilisables sur l'isolation thermique par l'extérieur — ils ne remplacent pas MaPrimeRénov' mais réduisent le solde à financer.
La structure énergétique locale (56 % gaz, 3 % fioul, 0 % réseau de chaleur à Yerville) explique pourquoi l'isolation thermique par l'extérieur n'a pas le même rendement financier partout : c'est le prix du kWh remplacé qui fait l'économie, pas le prix de l'équipement.
Trois pièces décident du versement à Yerville : le devis portant R ≥ 3,7 m².K/W sur mur, l'attestation RGE de un façadier RGE et le relevé photographique des points singuliers avant enduit. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Yerville, sur une base de 110 m² en zone H1a, l'isolation thermique par l'extérieur représente de l'ordre de 126 m² de façade. Multiplié par un prix unitaire de 150 à 230 €, on obtient une fourchette de 18 900 € à 28 980 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
L'écueil le plus coûteux reste l'arrêt d'isolant en pied de façade, qui recrée un pont thermique linéique. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 2 394 € à 4 788 € sur le chiffrage retenu à Yerville — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Planning réaliste à Yerville : quatre à sept semaines d'intervention pour un façadier RGE sur l'isolation thermique par l'extérieur. Placer ce lot trop tard dans la séquence revient à rouvrir des ouvrages finis, avec le surcoût correspondant et un décalage de la date de réception.