La densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées à Wicquinghem. On relève 267 habitants, 100 résidences principales recensées, 100 % de maisons individuelles, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Wicquinghem est crédible.
Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à Wicquinghem, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 770 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
L'écueil le plus coûteux reste un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 141 100 € à 282 200 € sur le chiffrage retenu à Wicquinghem — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Qui décide, et donc qui finance : 75 % de propriétaires occupants à Wicquinghem, soit environ 75 logements. Pour la sortie d'une étiquette F ou G, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la sortie d'une étiquette F ou G à Wicquinghem suppose l'atteinte d'une étiquette D au minimum maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 1 411 000 € revient à 70 550 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Combien de logement classé F ou G exactement ? À Wicquinghem, le logement de référence de 120 m² situé en zone H1a en compte environ 34 pour la sortie d'une étiquette F ou G. La dépense attendue s'établit dès lors entre 952 000 € et 1 870 000 € TTC (28 000–55 000 € l'unité), pour une assiette éligible plafonnée à 40 000 € HT.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Wicquinghem, en zone H1a, la base conventionnelle retenue est de 250 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la sortie d'une étiquette F ou G et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la sortie d'une étiquette F ou G traite 45 à 65 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Wicquinghem, en zone H1a, cela ramène 13 500 à 19 500 kWh par an, valorisés 1 450 € à 2 094 € au tarif conventionnel 2026.
Planning réaliste à Wicquinghem : quatre à huit mois, audit compris d'intervention pour un accompagnateur agréé et un groupement RGE sur la sortie d'une étiquette F ou G. Placer ce lot trop tard dans la séquence revient à rouvrir des ouvrages finis, avec le surcoût correspondant et un décalage de la date de réception.