Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Vraiville, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 770 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Les données publiques dessinent un gisement précis : environ 225 logements occupés par leur propriétaire, 236 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, un bassin de travaux structuré autour de CA Seine-Eure. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Vraiville, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Vraiville, sur une base de 120 m² en zone H1a, la sortie d'une étiquette F ou G représente de l'ordre de 40 logement classé F ou G. Multiplié par un prix unitaire de 28 000 à 55 000 €, on obtient une fourchette de 1 120 000 € à 2 200 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la sortie d'une étiquette F ou G traite 45 à 65 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Vraiville, en zone H1a, cela ramène 13 500 à 19 500 kWh par an, valorisés 1 450 € à 2 094 € au tarif conventionnel 2026.
Qui décide, et donc qui finance : 87 % de propriétaires occupants à Vraiville, soit environ 225 logements. Pour la sortie d'une étiquette F ou G, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
Exigence opposable à Vraiville : l'atteinte d'une étiquette D au minimum. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de la sortie d'une étiquette F ou G qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
L'écueil le plus coûteux reste un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 166 000 € à 332 000 € sur le chiffrage retenu à Vraiville — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Calendrier administratif à Vraiville : dépôt du dossier, accord préalable, puis travaux — jamais l'inverse. Engager la sortie d'une étiquette F ou G avant l'accord fait perdre l'intégralité de l'aide, soit jusqu'à 32 000 €, sans recours possible.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 61 DPE publiés par l'ADEME à Vraiville, soit 236 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un accompagnateur agréé et un groupement RGE, dont l'intervention sur la sortie d'une étiquette F ou G dure quatre à huit mois, audit compris.