Sur le volet ressources : pour « gagner des classes DPE à Vou », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
à Vou, le nombre de classes visé dépend de l'état de départ du parc local. On relève 247 habitants, 2.23 personne(s) par logement, 24 diagnostics publiés par l'ADEME, en zone climatique H1b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Vou est crédible.
Contexte urbain à Vou : 111 résidences principales pour 247 habitants. Sur un scénario de gain de classes, de deux à quatre, cela se traduit par des contraintes d'accès, d'occupation temporaire du domaine public et de livraison qui pèsent réellement sur le prix final.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Vou relève de la zone H1b, dont la base conventionnelle atteint 250 kWh/m²/an. Le temps de retour de un scénario de gain de classes, de deux à quatre s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
L'écueil le plus coûteux reste un scénario dimensionné au ras du seuil, qui bascule d'une classe au contrôle. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 6 600 € à 13 200 € sur le chiffrage retenu à Vou — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 165 % du plafond applicable à Vou pour le saut de classes. Traduit en aide effective, cela donne 32 000 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 18 000 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Vou, la part de maisons atteint 100 % du parc (111 logements). Pour un scénario de gain de classes, de deux à quatre, cela signifie que l'atteinte du seuil de classe, qui se joue parfois à quelques kWh conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
Dans l'ordonnancement du chantier à Vou, un scénario de gain de classes, de deux à quatre mobilise un auditeur énergétique qualifié pendant six à dix mois du diagnostic à la réception. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
Qui décide, et donc qui finance : 90 % de propriétaires occupants à Vou, soit environ 100 logements. Pour un scénario de gain de classes, de deux à quatre, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.