Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Vitrac, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 400 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
à Vitrac, la part de maisons individuelles conditionne directement le nombre de projets décidables sans assemblée générale. On relève 413 résidences principales recensées, 84 % de propriétaires occupants, un rattachement intercommunal à CC Sarlat-Périgord Noir, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Vitrac est crédible.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Vitrac, la part de maisons atteint 95 % du parc (394 logements). Pour le traitement complet de l'enveloppe d'une maison, cela signifie que l'échafaudage et l'occupation du logement pendant le chantier conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
Solde du dossier à Vitrac : la pièce déterminante est la note de dimensionnement postérieure à l'isolation. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.
En cas de contrôle sur site à Vitrac : la mention de un métré contradictoire des quatre parois déperditives sur le devis, la qualification RGE de une entreprise générale ou un groupement d'artisans RGE, et la note de dimensionnement postérieure à l'isolation. Un dossier complet sécurise jusqu'à 32 000 € d'aide ; un dossier incomplet suspend le versement jusqu'à régularisation.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Vitrac, sur une base de 105 m² en zone H2c, le traitement complet de l'enveloppe d'une maison représente de l'ordre de 273 m² de surface déperditive. Multiplié par un prix unitaire de 180 à 320 €, on obtient une fourchette de 49 140 € à 87 360 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour le traitement complet de l'enveloppe d'une maison à Vitrac, élargir la consultation à l'ensemble du département (Dordogne) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Vitrac, le bouquet maison en absorbe environ 171 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 18 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources.
L'écueil le plus coûteux reste le générateur commandé avant le calcul de déperditions après travaux. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 6 825 € à 13 650 € sur le chiffrage retenu à Vitrac — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.