La lecture du parc complète l'analyse : environ 719 logements occupés par leur propriétaire, un bassin de travaux structuré autour de CC des Vallées d'Auge et du Merlerault, de l'ordre de 1 148 maisons individuelles. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Vimoutiers, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
à Vimoutiers, la part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné. On relève 2 978 habitants, un rattachement intercommunal à CC des Vallées d'Auge et du Merlerault, 913 diagnostics publiés par l'ADEME, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Vimoutiers est crédible.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 1 564 450 € à 3 128 900 € à Vimoutiers, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Le choix du scénario change l'assiette : à Vimoutiers, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le logement loué chiffré autour de 15 644 500 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 15 644 500 € pour la remise à niveau d'un logement mis en location à Vimoutiers, soit 782 225 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
Mix de chauffage à Vimoutiers : 41 % d'électricité, 39 % de gaz, 8 % de fioul, 4 % de bois et 9 % de réseau de chaleur. Ce partage détermine l'intérêt réel de la remise à niveau d'un logement mis en location : un logement raccordé à un réseau vertueux n'appelle pas le même bouquet qu'un logement au fioul.
Combien d'occupants, quels besoins : avec 1.94 personne(s) par résidence principale à Vimoutiers, les besoins d'eau chaude et de renouvellement d'air se déduisent directement. C'est sur cette base, et sur 105 m², que la remise à niveau d'un logement mis en location doit être dimensionné.
Sur le cas type retenu à Vimoutiers — 105 m² en zone H1a — la remise à niveau d'un logement mis en location porte sur environ 467 logement du parc locatif. Au prix de marché observé, 22 000 à 45 000 € par logement du parc locatif, le poste ressort entre 10 274 000 € et 21 015 000 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Dans l'ordonnancement du chantier à Vimoutiers, la remise à niveau d'un logement mis en location mobilise un opérateur agréé par l'Anah pendant cinq à neuf mois. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.