Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Villorceau, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 700 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le gisement local se lit dans les mêmes données : de l'ordre de 434 maisons individuelles, environ 395 logements occupés par leur propriétaire, 175 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Villorceau, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Contexte urbain à Villorceau : 440 résidences principales pour 1 084 habitants. Sur la sortie d'une étiquette F ou G, cela se traduit par des contraintes d'accès, d'occupation temporaire du domaine public et de livraison qui pèsent réellement sur le prix final.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H1b applicable à Villorceau correspond à une base de 250 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la sortie d'une étiquette F ou G rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Rapporté au plan de financement, la sortie de passoire représente de l'ordre de 3113 % du montant plafonné retenu à Villorceau. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 32 000 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 18 000 €.
Le choix du scénario change l'assiette : à Villorceau, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec la sortie de passoire chiffré autour de 1 245 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Qui décide, et donc qui finance : 90 % de propriétaires occupants à Villorceau, soit environ 395 logements. Pour la sortie d'une étiquette F ou G, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
Point de vigilance financier à Villorceau : un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 124 500 € à 249 000 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Le parc local commande la faisabilité : sur 440 résidences principales, on estime 434 maisons individuelles (99 %) à Villorceau. Le calendrier locatif et la date d'effet du bail y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la sortie d'une étiquette F ou G.