Sur ce territoire, la structure du parc local indique la part de logements disposant d'une cave, d'un garage ou d'un vide sanitaire exploitable. On relève 1 492 résidences principales recensées, un rattachement intercommunal à CC Coeur Côte Fleurie, 2 457 diagnostics publiés par l'ADEME, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Villers-sur-Mer est crédible.
Nous raisonnons à Villers-sur-Mer sur un logement de 95 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 13 100 kWh par an, soit près de 1 410 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Le choix du scénario change l'assiette : à Villers-sur-Mer, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le plancher bas chiffré autour de 2 400 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Avant de choisir, regarder ce qui chauffe déjà : à Villers-sur-Mer, le gaz couvre 25 % du parc, le fioul 2 %, l'électricité 72 %. L'isolation du plancher bas s'apprécie à l'aune de cette énergie de départ, seule référence pour estimer l'économie réellement obtenue.
Planning réaliste à Villers-sur-Mer : deux à quatre jours d'intervention pour un isolateur intervenant en sous-sol sur l'isolation du plancher bas. Placer ce lot trop tard dans la séquence revient à rouvrir des ouvrages finis, avec le surcoût correspondant et un décalage de la date de réception.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Villers-sur-Mer relève de la zone H1a, dont la base conventionnelle atteint 250 kWh/m²/an. Le temps de retour de l'isolation du plancher bas s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Amortissement à Villers-sur-Mer : le poste de 2 400 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 120 € par an. Encore faut-il que R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
L'écart entre profils est considérable à Villers-sur-Mer : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour l'isolation du plancher bas, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Combien de logements concernés ? À Villers-sur-Mer, 394 résidences principales dépendent d'une énergie fossile (26 % du parc). C'est dans ce sous-ensemble que l'isolation du plancher bas produit les écarts de consommation les plus élevés avant et après travaux.