Ce que ces chiffres disent du potentiel : 527 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, un bassin de travaux structuré autour de CA de Sophia Antipolis, de l'ordre de 2 753 maisons individuelles. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Villeneuve-Loubet, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le revenu fiscal de référence commande la suite : pour « sortie passoire thermique à Villeneuve-Loubet », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Côté performance, la sortie d'une étiquette F ou G pèse pour 45 à 65 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Villeneuve-Loubet en zone H3, cela représente entre 9 245 et 13 355 kWh évités par an, soit 993 € à 1 434 € de facture en moins au tarif de référence 2026.
Le solde se finance : à Villeneuve-Loubet, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand la sortie de passoire contribue déjà à 1 210 € d'économie annuelle attendue.
Le choix du scénario change l'assiette : à Villeneuve-Loubet, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec la sortie de passoire chiffré autour de 3 735 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la sortie d'une étiquette F ou G à Villeneuve-Loubet suppose l'atteinte d'une étiquette D au minimum maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 3 735 000 € revient à 186 750 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
L'écueil le plus coûteux reste un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 373 500 € à 747 000 € sur le chiffrage retenu à Villeneuve-Loubet — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Villeneuve-Loubet, la sortie de passoire en absorbe environ 9338 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 18 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources.
La part de propriétaires occupants — 63 % à Villeneuve-Loubet — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la sortie d'une étiquette F ou G, soit environ 5 335 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.