Le cas de référence retenu ici porte sur 110 m², en zone H1b : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 15 100 kWh par an, soit près de 1 620 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Le gisement local se lit dans les mêmes données : un bassin de travaux structuré autour de CC du Val de Sully, de l'ordre de 230 maisons individuelles, environ 158 logements occupés par leur propriétaire. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Villemurlin, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 384 DPE pour 1 000 résidences principales à Villemurlin (89 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un plaquiste RGE et donc la date de démarrage possible pour l'isolation par l'intérieur.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Villemurlin, sur une base de 110 m² en zone H1b, l'isolation par l'intérieur représente de l'ordre de 105 m² de mur intérieur. Multiplié par un prix unitaire de 70 à 130 €, on obtient une fourchette de 7 350 € à 13 650 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Le parc local commande la faisabilité : sur 232 résidences principales, on estime 230 maisons individuelles (99 %) à Villemurlin. La perte de surface habitable, de 6 à 12 cm par mur traité y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour l'isolation par l'intérieur.
Trésorerie du projet à Villemurlin : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle auxquels l'ITI participe.
Statut d'occupation à Villemurlin : 158 logements occupés par leur propriétaire, soit 68 % du parc. La décision d'engager l'isolation par l'intérieur y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
L'écueil le plus coûteux reste le pare-vapeur percé par les boîtiers électriques. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 1 050 € à 2 100 € sur le chiffrage retenu à Villemurlin — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
À la réception à Villemurlin, le document déterminant est le test d'étanchéité à l'air après pose. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.