Reste le financement du solde : sur le cas type à Vignoc, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 600 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
L'ancienneté du parc conditionne la part de logements relevant de ces précautions constructives à Vignoc. On relève 2.79 personne(s) par logement, 834 résidences principales recensées, un rattachement intercommunal à CC Val d'Ille-Aubigné, en zone climatique H2a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Vignoc est crédible.
Rapporté au plan de financement, le bâti ancien représente de l'ordre de 64 % du montant plafonné retenu à Vignoc. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 20 592 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 11 583 €.
Une moyenne de 2.79 personne(s) par logement à Vignoc : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 avec le reste du bouquet.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H2a applicable à Vignoc correspond à une base de 225 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Le choix du scénario change l'assiette : à Vignoc, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le bâti ancien chiffré autour de 25 740 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Vérifiez la ligne de TVA du devis à Vignoc : 5,5 % pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 sur un logement de plus de deux ans, soit 1 342 € sur un montant de 25 740 € TTC. Le taux réduit s'applique aussi à la main-d'œuvre et aux matériaux fournis par l'entreprise.
L'écueil le plus coûteux reste un isolant étanche à la vapeur posé sur un mur qui doit sécher. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 2 574 € à 5 148 € sur le chiffrage retenu à Vignoc — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Côté performance, la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 pèse pour 35 à 55 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Vignoc en zone H2a, cela représente entre 9 482 et 14 900 kWh évités par an, soit 1 018 € à 1 600 € de facture en moins au tarif de référence 2026.