La part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné, et les données de Vidauban le montrent nettement. On relève 5 505 résidences principales recensées, 66 % de propriétaires occupants, 2 497 diagnostics publiés par l'ADEME, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Vidauban est crédible.
Nous raisonnons à Vidauban sur un logement de 110 m², en zone H3 : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 11 800 kWh par an, soit près de 1 270 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Planning réaliste à Vidauban : cinq à neuf mois d'intervention pour un opérateur agréé par l'Anah sur la remise à niveau d'un logement mis en location. Placer ce lot trop tard dans la séquence revient à rouvrir des ouvrages finis, avec le surcoût correspondant et un décalage de la date de réception.
Le parc local commande la faisabilité : sur 5 505 résidences principales, on estime 3 859 maisons individuelles (70 %) à Vidauban. La vacance du logement pendant les travaux lourds y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la remise à niveau d'un logement mis en location.
À la réception à Vidauban, le document déterminant est le constat de décence après travaux. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.
Sur le cas type retenu à Vidauban — 110 m² en zone H3 — la remise à niveau d'un logement mis en location porte sur environ 1 868 logement du parc locatif. Au prix de marché observé, 22 000 à 45 000 € par logement du parc locatif, le poste ressort entre 41 096 000 € et 84 060 000 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Sur la facture, ce poste vaut 922 € à 1 383 € par an à Vidauban : la remise à niveau d'un logement mis en location couvre 40 à 60 % des consommations, soit 12 873 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H3.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H3 applicable à Vidauban correspond à une base de 195 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la remise à niveau d'un logement mis en location rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
La part de propriétaires occupants — 66 % à Vidauban — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la remise à niveau d'un logement mis en location, soit environ 3 611 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.