Reste la question du taux applicable : pour « Ma Prime Logement Décent bailleur à Vichères », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
À l'échelle du territoire, le volume concerné se mesure : de l'ordre de 129 maisons individuelles, 242 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, un bassin de travaux structuré autour de CC du Perche. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Vichères, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Amortissement à Vichères : le poste de 2 077 000 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 103 850 € par an. Encore faut-il que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Trois pièces décident du versement à Vichères : le devis portant les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé, l'attestation RGE de un opérateur agréé par l'Anah et le constat de décence après travaux. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, la remise à niveau d'un logement mis en location facturé 2 077 000 € TTC à Vichères supporte 108 280 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour la remise à niveau d'un logement mis en location à Vichères, élargir la consultation à l'ensemble du département (Eure-et-Loir) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Vichères, sur une base de 110 m² en zone H1b, la remise à niveau d'un logement mis en location représente de l'ordre de 62 logement du parc locatif. Multiplié par un prix unitaire de 22 000 à 45 000 €, on obtient une fourchette de 1 364 000 € à 2 790 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 207 700 € à 415 400 € à Vichères, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Vichères, le logement loué en absorbe environ 5193 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 18 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources.