Côté éligibilité : pour « sortie passoire thermique à Véron », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Véron, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 4773 % du plafond applicable à Véron pour la sortie de passoire. Traduit en aide effective, cela donne 32 000 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 18 000 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
À la réception à Véron, le document déterminant est le DPE après travaux réalisé par un diagnostiqueur indépendant. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.
Une moyenne de 2.24 personne(s) par logement à Véron : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de la sortie d'une étiquette F ou G avec le reste du bouquet.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la sortie d'une étiquette F ou G à Véron suppose l'atteinte d'une étiquette D au minimum maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 1 909 000 € revient à 95 450 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
L'écueil le plus coûteux reste un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 190 900 € à 381 800 € sur le chiffrage retenu à Véron — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Véron, la part de maisons atteint 100 % du parc (827 logements). Pour la sortie d'une étiquette F ou G, cela signifie que le calendrier locatif et la date d'effet du bail conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
Combien de logement classé F ou G exactement ? À Véron, le logement de référence de 110 m² situé en zone H1c en compte environ 46 pour la sortie d'une étiquette F ou G. La dépense attendue s'établit dès lors entre 1 288 000 € et 2 530 000 € TTC (28 000–55 000 € l'unité), pour une assiette éligible plafonnée à 40 000 € HT.