Le poids du logement collectif et des façades contraintes détermine la part de projets orientés vers l'intérieur, et les données de Veilly le montrent nettement. On relève 70 % de propriétaires occupants, 2.46 personne(s) par logement, 59 habitants, en zone climatique H1c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Veilly est crédible.
Le cas de référence retenu ici porte sur 115 m², en zone H1c : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 15 800 kWh par an, soit près de 1 700 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
La logistique dépend de la densité : 59 habitants pour 24 résidences principales à Veilly. Cette densité conditionne l'emprise de stationnement, l'autorisation de voirie et le stockage des matériaux nécessaires à l'isolation par l'intérieur, trois postes que les devis les moins précis oublient de chiffrer.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Veilly, sur une base de 115 m² en zone H1c, l'isolation par l'intérieur représente de l'ordre de 109 m² de mur intérieur. Multiplié par un prix unitaire de 70 à 130 €, on obtient une fourchette de 7 630 € à 14 170 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Solde du dossier à Veilly : la pièce déterminante est le test d'étanchéité à l'air après pose. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.
Quatre barèmes, quatre plans de financement à Veilly : 32 000 € (bleu), 24 000 € (jaune), 18 000 € (violet) et 4 000 € (rose) sur 40 000 € HT. Le chiffrage de l'isolation par l'intérieur ne prend son sens qu'une fois cette catégorie déterminée.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Veilly, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 700 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
L'écueil le plus coûteux reste le pare-vapeur percé par les boîtiers électriques. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 1 090 € à 2 180 € sur le chiffrage retenu à Veilly — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Ce que vérifie l'instructeur avant de payer à Veilly : que R ≥ 3,7 m².K/W avec pare-vapeur continu figure au devis, que un plaquiste RGE soit qualifié RGE à la date de signature, et que le test d'étanchéité à l'air après pose soit joint. À la clé, un solde pouvant atteindre 32 000 €.