À l'échelle du territoire, le volume concerné se mesure : 623 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, un bassin de travaux structuré autour de CC Haute Maurienne Vanoise, environ 709 logements occupés par leur propriétaire. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Val-Cenis, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Val-Cenis, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Énergie de chauffage en place : 9 % du parc reste au gaz ou au fioul à Val-Cenis, soit près de 85 logements. Ce point de départ conditionne l'ampleur du gain obtenu par un programme voté en assemblée générale, un logement déjà chauffé à l'électricité renouvelable ne dégageant pas la même marge de progression.
Statut d'occupation à Val-Cenis : 709 logements occupés par leur propriétaire, soit 71 % du parc. La décision d'engager un programme voté en assemblée générale y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Sur le cas type retenu à Val-Cenis — 105 m² en zone H1c — un programme voté en assemblée générale porte sur environ 88 lot principal. Au prix de marché observé, 9 000 à 24 000 € par lot principal, le poste ressort entre 792 000 € et 2 112 000 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 3630 % du plafond applicable à Val-Cenis pour le programme collectif. Traduit en aide effective, cela donne 32 000 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 18 000 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
Mix de chauffage à Val-Cenis : 73 % d'électricité, 1 % de gaz, 8 % de fioul, 11 % de bois et 0 % de réseau de chaleur. Ce partage détermine l'intérêt réel de un programme voté en assemblée générale : un logement raccordé à un réseau vertueux n'appelle pas le même bouquet qu'un logement au fioul.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 624 DPE publiés par l'ADEME à Val-Cenis, soit 623 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un maître d'œuvre mandaté par le syndicat, dont l'intervention sur un programme voté en assemblée générale dure dix-huit à trente mois, études comprises.
Amortissement à Val-Cenis : le poste de 1 452 000 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 72 600 € par an. Encore faut-il que un gain d'au moins 35 % de consommation conventionnelle reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.