Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 105 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 14 400 kWh par an, soit près de 1 550 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Val-au-Perche, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
À la réception à Val-au-Perche, le document déterminant est le test d'étanchéité à l'air après pose. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Val-au-Perche, sur une base de 105 m² en zone H1a, l'isolation par l'intérieur représente de l'ordre de 100 m² de mur intérieur. Multiplié par un prix unitaire de 70 à 130 €, on obtient une fourchette de 7 000 € à 13 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Val-au-Perche, en zone H1a, la base conventionnelle retenue est de 250 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de l'isolation par l'intérieur et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Val-au-Perche. L'ITI pesant environ 10 000 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Point de vigilance financier à Val-au-Perche : le pare-vapeur percé par les boîtiers électriques. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 1 000 € à 2 000 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 2.16 personne(s) par logement en moyenne à Val-au-Perche, ce qui fixe la base de calcul à 105 m². L'isolation par l'intérieur se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
Énergie de chauffage en place : 58 % du parc reste au gaz ou au fioul à Val-au-Perche, soit près de 891 logements. Ce point de départ conditionne l'ampleur du gain obtenu par l'isolation par l'intérieur, un logement déjà chauffé à l'électricité renouvelable ne dégageant pas la même marge de progression.