Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Vaillant, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 480 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
à Vaillant, la part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné. On relève 46 habitants, un rattachement intercommunal à CC d'Auberive Vingeanne et Montsaugeonnais, 1.92 personne(s) par logement, en zone climatique H1b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Vaillant est crédible.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Vaillant, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 480 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
Structure du parc de Vaillant : 100 % de maisons individuelles, soit environ 24 logements sur 24 résidences principales. C'est cette proportion qui détermine, pour la remise à niveau d'un logement mis en location, le poids réel de la vacance du logement pendant les travaux lourds dans les projets déposés.
Un même ouvrage ne se pose pas au même coût selon la densité : à Vaillant compte 46 habitants et 24 logements principaux. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, prévoyez au devis l'autorisation de voirie, l'emprise de stationnement et le stockage des matériaux.
Exigence opposable à Vaillant : les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de la remise à niveau d'un logement mis en location qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
Amortissement à Vaillant : le poste de 402 000 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 20 100 € par an. Encore faut-il que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Vaillant, en zone H1b, la base conventionnelle retenue est de 250 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la remise à niveau d'un logement mis en location et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Vaillant. Le logement loué pesant environ 402 000 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.