La lecture du parc complète l'analyse : environ 2 048 logements occupés par leur propriétaire, 1 970 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 46 % du parc, 609 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Uzès, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Sur ce territoire, la part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné. On relève 1.97 personne(s) par logement, 8 519 habitants, 4 320 résidences principales recensées, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Uzès est crédible.
Le choix du scénario change l'assiette : à Uzès, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le logement loué chiffré autour de 34 237 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la remise à niveau d'un logement mis en location à Uzès suppose les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 34 237 000 € revient à 1 711 850 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
La part de propriétaires occupants — 47 % à Uzès — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la remise à niveau d'un logement mis en location, soit environ 2 048 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Uzès relève de la zone H2c, dont la base conventionnelle atteint 225 kWh/m²/an. Le temps de retour de la remise à niveau d'un logement mis en location s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Sur la facture, ce poste vaut 1 015 € à 1 523 € par an à Uzès : la remise à niveau d'un logement mis en location couvre 40 à 60 % des consommations, soit 14 182 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H2c.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 2 633 DPE publiés par l'ADEME à Uzès, soit 609 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un opérateur agréé par l'Anah, dont l'intervention sur la remise à niveau d'un logement mis en location dure cinq à neuf mois.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Uzès, le logement loué en absorbe environ 85593 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 18 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources.