La densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées, et les données d'Uzan le montrent nettement. On relève 165 habitants, un rattachement intercommunal à CC des Luys en Béarn, 11 diagnostics publiés par l'ADEME, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Uzan est crédible.
L'arbitrage financier se joue ensuite sur le barème : pour « sortie passoire thermique à Uzan », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la sortie d'une étiquette F ou G traite 45 à 65 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Uzan, en zone H2c, cela ramène 11 618 à 16 782 kWh par an, valorisés 1 248 € à 1 802 € au tarif conventionnel 2026.
Le critère à écrire noir sur blanc dans le devis pour la sortie d'une étiquette F ou G à Uzan est l'atteinte d'une étiquette D au minimum. Sans cette mention, ni l'aide ni le certificat d'économies d'énergie ne sont sécurisés, et le contrôle sur site peut conduire à un refus de versement du solde.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Uzan, la part de maisons atteint 99 % du parc (67 logements). Pour la sortie d'une étiquette F ou G, cela signifie que le calendrier locatif et la date d'effet du bail conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
L'écart entre profils est considérable à Uzan : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la sortie d'une étiquette F ou G, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 11 DPE publiés par l'ADEME à Uzan, soit 162 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un accompagnateur agréé et un groupement RGE, dont l'intervention sur la sortie d'une étiquette F ou G dure quatre à huit mois, audit compris.
L'écueil le plus coûteux reste un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 116 200 € à 232 400 € sur le chiffrage retenu à Uzan — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H2c applicable à Uzan correspond à une base de 225 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la sortie d'une étiquette F ou G rentabilise vite son surcoût, à performance identique.