Sur le volet ressources : pour « isolation par l'extérieur à Unac », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Unac, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 400 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
La part de propriétaires occupants — 85 % à Unac — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur l'isolation thermique par l'extérieur, soit environ 50 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H2c applicable à Unac correspond à une base de 225 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus l'isolation thermique par l'extérieur rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Unac, l'ITE en absorbe environ 57 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 10 346 € à 18 392 € selon la catégorie de ressources.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Unac. L'ITE pesant environ 22 990 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Sur la facture, ce poste vaut 508 € à 762 € par an à Unac : l'isolation thermique par l'extérieur couvre 20 à 30 % des consommations, soit 7 091 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H2c.
Ne signez rien avant l'accord : sur l'isolation thermique par l'extérieur à Unac, l'antériorité du dossier est une condition d'éligibilité, pas une formalité. L'enjeu se chiffre à 32 000 € pour un profil très modeste et 18 000 € pour un profil intermédiaire.
L'écueil le plus coûteux reste l'arrêt d'isolant en pied de façade, qui recrée un pont thermique linéique. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 2 299 € à 4 598 € sur le chiffrage retenu à Unac — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.