Le cas de référence retenu ici porte sur 100 m², en zone H2a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 12 400 kWh par an, soit près de 1 330 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à Tréveneuc, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 330 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Amortissement à Tréveneuc : le poste de 21 450 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 1 073 € par an. Encore faut-il que une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible) reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Qui décide, et donc qui finance : 84 % de propriétaires occupants à Tréveneuc, soit environ 358 logements. Pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
Solde du dossier à Tréveneuc : la pièce déterminante est le relevé d'humidité des maçonneries avant fermeture. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.
Le choix du scénario change l'assiette : à Tréveneuc, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le bâti ancien chiffré autour de 21 450 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Sur la facture, ce poste vaut 847 € à 1 332 € par an à Tréveneuc : la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 couvre 35 à 55 % des consommations, soit 12 400 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H2a.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948. À Tréveneuc, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 à Tréveneuc, élargir la consultation à l'ensemble du département (Côtes-d'Armor) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.