Le solde après aides s'étale : sur le cas type à Trescault, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 700 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Sur le volet ressources : pour « isolation plancher bas à Trescault », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Trescault, en zone H1a, la base conventionnelle retenue est de 250 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de l'isolation du plancher bas et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Structure du parc de Trescault : 95 % de maisons individuelles, soit environ 75 logements sur 79 résidences principales. C'est cette proportion qui détermine, pour l'isolation du plancher bas, le poids réel de la hauteur libre disponible en cave ou vide sanitaire dans les projets déposés.
Sur la facture, ce poste vaut 216 € à 370 € par an à Trescault : l'isolation du plancher bas couvre 7 à 12 % des consommations, soit 3 447 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H1a.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, l'isolation du plancher bas à Trescault suppose R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 2 900 € revient à 145 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Rapporté au plan de financement, le plancher bas représente de l'ordre de 7 % du montant plafonné retenu à Trescault. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 2 320 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 1 305 €.
La part de propriétaires occupants — 89 % à Trescault — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur l'isolation du plancher bas, soit environ 70 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Trésorerie du projet à Trescault : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 700 € d'économie annuelle auxquels le plancher bas participe.