Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Tréogat, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 460 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Les données publiques dessinent un gisement précis : 274 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, un bassin de travaux structuré autour de CC du Haut Pays Bigouden, environ 219 logements occupés par leur propriétaire. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Tréogat, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
La séquence prime sur la vitesse : une installation photovoltaïque en autoconsommation occupe un installateur RGE QualiPV durant deux à trois jours à Tréogat. Son positionnement dans le calendrier — après l'audit, avant la mise en service — conditionne la qualité des interfaces entre lots bien plus que le choix de l'entreprise.
Base ADEME : 71 diagnostics enregistrés à Tréogat, soit un taux de 274 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à un installateur RGE QualiPV est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour une installation photovoltaïque en autoconsommation (deux à trois jours).
Ce que ce poste consomme d'assiette : 17 % du plafond applicable à Tréogat pour le photovoltaïque. Traduit en aide effective, cela donne 5 400 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 3 038 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Tréogat relève de la zone H2a, dont la base conventionnelle atteint 225 kWh/m²/an. Le temps de retour de une installation photovoltaïque en autoconsommation s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Le choix du scénario change l'assiette : à Tréogat, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le photovoltaïque chiffré autour de 6 750 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de une installation photovoltaïque en autoconsommation. À Tréogat, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, une installation photovoltaïque en autoconsommation facturé 6 750 € TTC à Tréogat supporte 352 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.