Le nombre de résidences principales concernées donne l'ordre de grandeur du parc à ventiler après isolation, et les données de Trémel le montrent nettement. On relève 41 diagnostics publiés par l'ADEME, 409 habitants, 78 % de propriétaires occupants, en zone climatique H2a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Trémel est crédible.
Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Trémel, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 400 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Trois pièces décident du versement à Trémel : le devis portant un rendement d'échangeur ≥ 85 % en double flux, l'attestation RGE de un ventiliste RGE et la mesure des débits bouche par bouche. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 5 400 € pour la pose d'une ventilation mécanique à Trémel, soit 270 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que un rendement d'échangeur ≥ 85 % en double flux soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
Le parc local commande la faisabilité : sur 200 résidences principales, on estime 193 maisons individuelles (97 %) à Trémel. Le passage des gaines et leur isolation en volume froid y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la pose d'une ventilation mécanique.
Sur le cas type retenu à Trémel — 105 m² en zone H2a — la pose d'une ventilation mécanique porte sur environ 4 bouche d'extraction. Au prix de marché observé, 900 à 1 800 € par bouche d'extraction, le poste ressort entre 3 600 € et 7 200 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Le choix du scénario change l'assiette : à Trémel, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec la VMC chiffré autour de 5 400 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la pose d'une ventilation mécanique traite 8 à 15 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Trémel, en zone H2a, cela ramène 1 891 à 3 545 kWh par an, valorisés 203 € à 381 € au tarif conventionnel 2026.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de la pose d'une ventilation mécanique. À Trémel, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.