Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Trégourez, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 400 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
à Trégourez, l'ancienneté du parc conditionne la part de logements relevant de ces précautions constructives. On relève 77 % de propriétaires occupants, 2.12 personne(s) par logement, 159 diagnostics publiés par l'ADEME, en zone climatique H2a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Trégourez est crédible.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 22 620 € pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 à Trégourez, soit 1 131 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible) soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
Un même ouvrage ne se pose pas au même coût selon la densité : à Trégourez compte 947 habitants et 446 logements principaux. Pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, prévoyez au devis l'autorisation de voirie, l'emprise de stationnement et le stockage des matériaux.
Le choix du scénario change l'assiette : à Trégourez, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le bâti ancien chiffré autour de 22 620 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Trégourez, en zone H2a, la base conventionnelle retenue est de 225 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
L'écueil le plus coûteux reste un isolant étanche à la vapeur posé sur un mur qui doit sécher. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 2 262 € à 4 524 € sur le chiffrage retenu à Trégourez — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Le solde se finance : à Trégourez, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand le bâti ancien contribue déjà à 1 400 € d'économie annuelle attendue.
Exigence opposable à Trégourez : une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible). Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.