Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Trégastel, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 330 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Les données publiques dessinent un gisement précis : de l'ordre de 1 175 maisons individuelles, environ 1 062 logements occupés par leur propriétaire, 793 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 58 % du parc. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Trégastel, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 facturé 21 450 € TTC à Trégastel supporte 1 118 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Ce que vérifie l'instructeur avant de payer à Trégastel : que une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible) figure au devis, que un artisan formé aux enduits chaux-chanvre soit qualifié RGE à la date de signature, et que le relevé d'humidité des maçonneries avant fermeture soit joint. À la clé, un solde pouvant atteindre 32 000 €.
Amortissement à Trégastel : le poste de 21 450 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 1 073 € par an. Encore faut-il que une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible) reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Trégastel, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 330 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Trégastel relève de la zone H2a, dont la base conventionnelle atteint 225 kWh/m²/an. Le temps de retour de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Base ADEME : 553 diagnostics enregistrés à Trégastel, soit un taux de 407 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à un artisan formé aux enduits chaux-chanvre est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 (dix à seize semaines).
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Trégastel, sur une base de 100 m² en zone H2a, la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 représente de l'ordre de 110 m² de mur en pierre ou pan de bois. Multiplié par un prix unitaire de 130 à 260 €, on obtient une fourchette de 14 300 € à 28 600 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.