La densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées, et les données de Tréauville le montrent nettement. On relève 318 résidences principales recensées, un rattachement intercommunal à CA du Cotentin, 2.26 personne(s) par logement, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Tréauville est crédible.
Côté éligibilité : pour « sortie passoire thermique à Tréauville », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Rapporté au plan de financement, la sortie de passoire représente de l'ordre de 3735 % du montant plafonné retenu à Tréauville. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 32 000 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 18 000 €.
Trésorerie du projet à Tréauville : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle auxquels la sortie de passoire participe.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Tréauville relève de la zone H1a, dont la base conventionnelle atteint 250 kWh/m²/an. Le temps de retour de la sortie d'une étiquette F ou G s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Une seule ligne du devis engage réellement l'entreprise : celle qui porte l'atteinte d'une étiquette D au minimum. Pour la sortie d'une étiquette F ou G à Tréauville, exiger sa présence écrite vaut mieux que toute garantie orale, car c'est cette valeur que l'organisme instructeur contrôle avant de solder le dossier.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la sortie d'une étiquette F ou G traite 45 à 65 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Tréauville, en zone H1a, cela ramène 12 355 à 17 845 kWh par an, valorisés 1 327 € à 1 917 € au tarif conventionnel 2026.
L'écueil le plus coûteux reste un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 149 400 € à 298 800 € sur le chiffrage retenu à Tréauville — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Tréauville, sur une base de 110 m² en zone H1a, la sortie d'une étiquette F ou G représente de l'ordre de 36 logement classé F ou G. Multiplié par un prix unitaire de 28 000 à 55 000 €, on obtient une fourchette de 1 008 000 € à 1 980 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.