Le revenu fiscal de référence commande la suite : pour « Ma Prime Logement Décent bailleur à Trayes », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à Trayes, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 400 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Côté performance, la remise à niveau d'un logement mis en location pèse pour 40 à 60 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Trayes en zone H2c, cela représente entre 9 455 et 14 182 kWh évités par an, soit 1 015 € à 1 523 € de facture en moins au tarif de référence 2026.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Trayes, le logement loué en absorbe environ 2010 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 18 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources.
Point de vigilance financier à Trayes : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 80 400 € à 160 800 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Fiscalité applicable : les travaux d'amélioration énergétique relèvent de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur la remise à niveau d'un logement mis en location chiffré 804 000 € TTC à Trayes, cela correspond à environ 41 915 € de taxe, contre le triple au taux normal.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 250 DPE pour 1 000 résidences principales à Trayes (13 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un opérateur agréé par l'Anah et donc la date de démarrage possible pour la remise à niveau d'un logement mis en location.
La part de propriétaires occupants — 87 % à Trayes — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la remise à niveau d'un logement mis en location, soit environ 45 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour la remise à niveau d'un logement mis en location à Trayes, élargir la consultation à l'ensemble du département (Deux-Sèvres) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.