Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Toulouse, le bâti est dominé par le reconstruction et grands ensembles (1949-1974), en zone climatique H2c. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Avec de l'ordre de 235 423 logements collectifs à Toulouse (84 % des résidences principales, INSEE), le levier de rénovation est collectif par nature : le gain énergétique se joue immeuble par immeuble, pas appartement par appartement.
La proportion de gaz et de fioul relevée dans les DPE ADEME atteint 40 % à Toulouse — de l'ordre de 112 520 logements. C'est le gisement que vise en priorité un programme collectif d'ampleur.
La présence d'un réseau de chaleur — 10 % des DPE à Toulouse — change l'arbitrage : le poste production étant déjà largement décarboné, le gain se cherche du côté de l'isolation, de l'équilibrage et de la ventilation.
Avec près de 68 % de bailleurs dans le parc à Toulouse, l'assemblée générale mêle deux logiques financières distinctes. Le montage retenu doit rendre lisibles à la fois le reste à charge par lot et l'effet sur la valeur locative.
L'entrée retenue ici est parc social : programmation pluriannuelle, financements bailleurs, décence énergétique, appliquée au parc à Toulouse et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.