à Toulon, la part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné. On relève 42 121 diagnostics publiés par l'ADEME, 44 % de propriétaires occupants, un rattachement intercommunal à Métropole Toulon-Provence-Méditerranée, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Toulon est crédible.
À l'échelle du territoire, le volume concerné se mesure : de l'ordre de 19 064 maisons individuelles, un bassin de travaux structuré autour de Métropole Toulon-Provence-Méditerranée, 40 034 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 44 % du parc. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Toulon, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Combien de logements concernés ? À Toulon, 40 034 résidences principales dépendent d'une énergie fossile (44 % du parc). C'est dans ce sous-ensemble que la remise à niveau d'un logement mis en location produit les écarts de consommation les plus élevés avant et après travaux.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H3 applicable à Toulon correspond à une base de 195 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la remise à niveau d'un logement mis en location rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
À la réception à Toulon, le document déterminant est le constat de décence après travaux. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.
Le choix du scénario change l'assiette : à Toulon, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le logement loué chiffré autour de 497 240 500 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
L'écueil le plus coûteux reste un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 49 724 050 € à 99 448 100 € sur le chiffrage retenu à Toulon — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 464 DPE pour 1 000 résidences principales à Toulon (42 121 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un opérateur agréé par l'Anah et donc la date de démarrage possible pour la remise à niveau d'un logement mis en location.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Toulon, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 210 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.