Le gisement local se lit dans les mêmes données : environ 387 logements occupés par leur propriétaire, 186 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, un bassin de travaux structuré autour de CC Roumois Seine. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Thénouville, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Nous raisonnons à Thénouville sur un logement de 115 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 15 800 kWh par an, soit près de 1 700 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 3 350 € à 6 700 € à Thénouville, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, la remise à niveau d'un logement mis en location facturé 33 500 € TTC à Thénouville supporte 1 746 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Le palier de classes se calcule avant de signer : à Thénouville, l'assiette double presque entre le scénario à deux classes (30 000 € HT) et celui à trois (40 000 € HT). Sur un poste de 33 500 € comme le logement loué, cet écart justifie souvent d'ajouter un lot plutôt que de s'arrêter au minimum.
Trésorerie du projet à Thénouville : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 700 € d'économie annuelle auxquels le logement loué participe.
Statut d'occupation à Thénouville : 387 logements occupés par leur propriétaire, soit 94 % du parc. La décision d'engager la remise à niveau d'un logement mis en location y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Thénouville, sur une base de 115 m² en zone H1a, la remise à niveau d'un logement mis en location représente de l'ordre de 1 logement du parc locatif. Multiplié par un prix unitaire de 22 000 à 45 000 €, on obtient une fourchette de 22 000 € à 45 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Thénouville, en zone H1a, la base conventionnelle retenue est de 250 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la remise à niveau d'un logement mis en location et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.