Côté éligibilité : pour « gagner des classes DPE à Terval », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Le nombre de classes visé dépend de l'état de départ du parc local à Terval. On relève 2 147 habitants, 205 diagnostics publiés par l'ADEME, 959 résidences principales recensées, en zone climatique H2b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Terval est crédible.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Terval, sur une base de 110 m² en zone H2b, un scénario de gain de classes, de deux à quatre représente de l'ordre de 3 classe DPE gagnée. Multiplié par un prix unitaire de 16 000 à 28 000 €, on obtient une fourchette de 48 000 € à 84 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Terval, le saut de classes en absorbe environ 165 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 18 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 214 DPE pour 1 000 résidences principales à Terval (205 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un auditeur énergétique qualifié et donc la date de démarrage possible pour un scénario de gain de classes, de deux à quatre.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Terval relève de la zone H2b, dont la base conventionnelle atteint 225 kWh/m²/an. Le temps de retour de un scénario de gain de classes, de deux à quatre s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
L'écueil le plus coûteux reste un scénario dimensionné au ras du seuil, qui bascule d'une classe au contrôle. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 6 600 € à 13 200 € sur le chiffrage retenu à Terval — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Fiscalité applicable : les travaux d'amélioration énergétique relèvent de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur un scénario de gain de classes, de deux à quatre chiffré 66 000 € TTC à Terval, cela correspond à environ 3 441 € de taxe, contre le triple au taux normal.
Amortissement à Terval : le poste de 66 000 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 3 300 € par an. Encore faut-il que un calcul 3CL-DPE avant et après travaux par le même opérateur reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.