La part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné, et les données de Terranjou le montrent nettement. On relève 3 871 habitants, 1 545 résidences principales recensées, 78 % de propriétaires occupants, en zone climatique H2b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Terranjou est crédible.
Reste la question du taux applicable : pour « Ma Prime Logement Décent bailleur à Terranjou », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Terranjou, la part de maisons atteint 94 % du parc (1 457 logements). Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, cela signifie que la vacance du logement pendant les travaux lourds conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
Combien de logements concernés ? À Terranjou, 210 résidences principales dépendent d'une énergie fossile (14 % du parc). C'est dans ce sous-ensemble que la remise à niveau d'un logement mis en location produit les écarts de consommation les plus élevés avant et après travaux.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour la remise à niveau d'un logement mis en location à Terranjou, élargir la consultation à l'ensemble du département (Maine-et-Loire) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.
L'écueil le plus coûteux reste un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 2 234 450 € à 4 468 900 € sur le chiffrage retenu à Terranjou — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Dans l'ordonnancement du chantier à Terranjou, la remise à niveau d'un logement mis en location mobilise un opérateur agréé par l'Anah pendant cinq à neuf mois. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
Avant de choisir, regarder ce qui chauffe déjà : à Terranjou, le gaz couvre 5 % du parc, le fioul 9 %, l'électricité 65 %. La remise à niveau d'un logement mis en location s'apprécie à l'aune de cette énergie de départ, seule référence pour estimer l'économie réellement obtenue.
Exigence opposable à Terranjou : les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de la remise à niveau d'un logement mis en location qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.