Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 110 m², en zone H1c : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 15 100 kWh par an, soit près de 1 620 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Ce que ces chiffres disent du potentiel : de l'ordre de 897 maisons individuelles, 240 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 16 % du parc, un bassin de travaux structuré autour de CC des Montagnes du Giffre. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Taninges, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
L'écueil le plus coûteux reste un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 1 628 100 € à 3 256 200 € sur le chiffrage retenu à Taninges — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Taninges, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 620 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour la remise à niveau d'un logement mis en location à Taninges, élargir la consultation à l'ensemble du département (Haute-Savoie) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Taninges, la part de maisons atteint 58 % du parc (897 logements). Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, cela signifie que la vacance du logement pendant les travaux lourds conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
Dans l'ordonnancement du chantier à Taninges, la remise à niveau d'un logement mis en location mobilise un opérateur agréé par l'Anah pendant cinq à neuf mois. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
Le choix du scénario change l'assiette : à Taninges, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le logement loué chiffré autour de 16 281 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Avant de choisir, regarder ce qui chauffe déjà : à Taninges, le gaz couvre 3 % du parc, le fioul 12 %, l'électricité 76 %. La remise à niveau d'un logement mis en location s'apprécie à l'aune de cette énergie de départ, seule référence pour estimer l'économie réellement obtenue.