L'arbitrage financier se joue ensuite sur le barème : pour « sortie passoire thermique à Talazac », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Ce que ces chiffres disent du potentiel : de l'ordre de 36 maisons individuelles, environ 34 logements occupés par leur propriétaire, 54 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Talazac, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Talazac, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 400 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
Contexte urbain à Talazac : 37 résidences principales pour 76 habitants. Sur la sortie d'une étiquette F ou G, cela se traduit par des contraintes d'accès, d'occupation temporaire du domaine public et de livraison qui pèsent réellement sur le prix final.
Le parc local commande la faisabilité : sur 37 résidences principales, on estime 36 maisons individuelles (97 %) à Talazac. Le calendrier locatif et la date d'effet du bail y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la sortie d'une étiquette F ou G.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Talazac. La sortie de passoire pesant environ 373 500 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
L'écueil le plus coûteux reste un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 37 350 € à 74 700 € sur le chiffrage retenu à Talazac — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Talazac, en zone H2c, la base conventionnelle retenue est de 225 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la sortie d'une étiquette F ou G et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
La part de propriétaires occupants — 92 % à Talazac — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la sortie d'une étiquette F ou G, soit environ 34 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.