L'arbitrage financier se joue ensuite sur le barème : pour « Ma Prime Logement Décent bailleur à Tabanac », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Le gisement local se lit dans les mêmes données : de l'ordre de 453 maisons individuelles, environ 393 logements occupés par leur propriétaire, un bassin de travaux structuré autour de CC des Portes de l'Entre-Deux-Mers. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Tabanac, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Tabanac, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 460 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Tabanac, le logement loué en absorbe environ 17755 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 18 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources.
Combien de logement du parc locatif exactement ? À Tabanac, le logement de référence de 110 m² situé en zone H2c en compte environ 212 pour la remise à niveau d'un logement mis en location. La dépense attendue s'établit dès lors entre 4 664 000 € et 9 540 000 € TTC (22 000–45 000 € l'unité), pour une assiette éligible plafonnée à 40 000 € HT.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 246 DPE pour 1 000 résidences principales à Tabanac (116 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un opérateur agréé par l'Anah et donc la date de démarrage possible pour la remise à niveau d'un logement mis en location.
La part de propriétaires occupants — 83 % à Tabanac — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la remise à niveau d'un logement mis en location, soit environ 393 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
En cas de contrôle sur site à Tabanac : la mention de les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé sur le devis, la qualification RGE de un opérateur agréé par l'Anah, et le constat de décence après travaux. Un dossier complet sécurise jusqu'à 32 000 € d'aide ; un dossier incomplet suspend le versement jusqu'à régularisation.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la remise à niveau d'un logement mis en location traite 40 à 60 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Tabanac, en zone H2c, cela ramène 9 891 à 14 836 kWh par an, valorisés 1 062 € à 1 593 € au tarif conventionnel 2026.