Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Speloncato, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 150 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Reste la question du taux applicable : pour « rénover une maison ancienne à Speloncato », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Le parc local commande la faisabilité : sur 138 résidences principales, on estime 101 maisons individuelles (73 %) à Speloncato. L'avis de l'architecte des Bâtiments de France en abords protégés y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Speloncato, en zone H3, la base conventionnelle retenue est de 195 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Speloncato. Le bâti ancien pesant environ 21 450 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Même projet, aides très différentes : sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 à Speloncato, l'aide varie de 4 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources, avec 24 000 € pour un ménage modeste et 18 000 € pour un intermédiaire. Vérifier son RFR avant de comparer des devis évite bien des déconvenues.
Qui décide, et donc qui finance : 76 % de propriétaires occupants à Speloncato, soit environ 105 logements. Pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
L'écueil le plus coûteux reste un isolant étanche à la vapeur posé sur un mur qui doit sécher. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 2 145 € à 4 290 € sur le chiffrage retenu à Speloncato — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Amortissement à Speloncato : le poste de 21 450 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 1 073 € par an. Encore faut-il que une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible) reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.