À l'échelle du territoire, le volume concerné se mesure : de l'ordre de 866 maisons individuelles, un bassin de travaux structuré autour de CC Rhône Crussol, 237 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Soyons, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Nous raisonnons à Soyons sur un logement de 110 m², en zone H1c : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 15 100 kWh par an, soit près de 1 620 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 1 396 950 € à 2 793 900 € à Soyons, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
La part de propriétaires occupants — 78 % à Soyons — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la remise à niveau d'un logement mis en location, soit environ 800 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Trois pièces décident du versement à Soyons : le devis portant les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé, l'attestation RGE de un opérateur agréé par l'Anah et le constat de décence après travaux. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de la remise à niveau d'un logement mis en location. À Soyons, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
Sur le cas type retenu à Soyons — 110 m² en zone H1c — la remise à niveau d'un logement mis en location porte sur environ 417 logement du parc locatif. Au prix de marché observé, 22 000 à 45 000 € par logement du parc locatif, le poste ressort entre 9 174 000 € et 18 765 000 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Le relais de proximité compte autant que le barème national : à Soyons est rattachée à CC Rhône Crussol. Les conseillers France Rénov' de ce périmètre valident la cohérence du projet de la remise à niveau d'un logement mis en location et signalent les dispositifs locaux cumulables.
Amortissement à Soyons : le poste de 13 969 500 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 698 475 € par an. Encore faut-il que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.