La lecture du parc complète l'analyse : de l'ordre de 54 maisons individuelles, environ 42 logements occupés par leur propriétaire, un bassin de travaux structuré autour de CC du Causse de Labastide Murat. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Soulomès, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le chiffrage type publié sur cette page part de 110 m², en zone H2c : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 13 600 kWh par an, soit près de 1 460 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 186 DPE pour 1 000 résidences principales à Soulomès (11 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un façadier RGE et donc la date de démarrage possible pour l'isolation thermique par l'extérieur.
Sur le cas type retenu à Soulomès — 110 m² en zone H2c — l'isolation thermique par l'extérieur porte sur environ 126 m² de façade. Au prix de marché observé, 150 à 230 € par m² de façade, le poste ressort entre 18 900 € et 28 980 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Qui décide, et donc qui finance : 72 % de propriétaires occupants à Soulomès, soit environ 42 logements. Pour l'isolation thermique par l'extérieur, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Soulomès, en zone H2c, la base conventionnelle retenue est de 225 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de l'isolation thermique par l'extérieur et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
L'écueil le plus coûteux reste l'arrêt d'isolant en pied de façade, qui recrée un pont thermique linéique. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 2 394 € à 4 788 € sur le chiffrage retenu à Soulomès — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Le choix du scénario change l'assiette : à Soulomès, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec l'ITE chiffré autour de 23 940 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Trois pièces décident du versement à Soulomès : le devis portant R ≥ 3,7 m².K/W sur mur, l'attestation RGE de un façadier RGE et le relevé photographique des points singuliers avant enduit. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.